mardi 1 octobre 2019

Projet Albius à Dugny

Dans le cadre du projet Albius (compagnonnage auteur / compagnie avec la Cie réunionnaise Baba Sifon), j'ai eu le plaisir d'animer un atelier d'écriture autour de la saveur de vanille avec des élèves du lycée hôtelier François Rabelais de Dugny, avec l'aide de la Cie Issue de Secours (La Ferme Godier, Villepinte). Nous sommes partis d'une part des textes de François Claudel (Parfums) qui mettent en évidence les métaphores visuelles, tactiles et sonores d'une sensation olfactive, d'autre part de l'expérience des élèves vis-à-vis de la vanille, que ce soit comme goûteur ou comme cuisinier. Florilège de quelques textes - ici, les auteurs sont Rachel, Younès et Jean-Marc :

La première fois que j'ai vraiment senti son goût, c'était en Guadeloupe. Dans le gâteau - le gâteau d'anniversaire de ma grande cousine - je n'étais pas encore en primaire, et je ne me souviens plus vraiment du goût, mais je me rappelle qu'il était très sucré. Je me rappelle tout de même qu'il n'avait ni le goût ni l'odeur des yaourts ou de la glace que je prenais chez le glacier. C'était une pièce montée avec de la crème et de la coco râpée sur le dessus.

Je me rappelle que pendant que je mangeais, les enfants de mon âge criaient tout autour de moi. Mes cousins, cousines ne voulaient plus que je mange mon gâteau parce qu'ils voulaient que j'aille jouer avec eux. Il y avait la musique, et nous étions même assortis à la musique, nos tenues étaient assorties, le madras qui composait nos tenues était assorti à la musique. 

Je voulais jouer avec eux mais je voulais quand même finir mon gâteau. Mes cousins tiraient mes mains pour m'emmener avec eux, j'ai pris donc tout - d'un coup - avant de partir jouer avec eux. (Rachel)



vendredi 16 août 2019

Démarrer, poursuivre, conclure...

Pour faire écrire une courte nouvelle, en atelier d'écriture, Microfictions de Régis Jauffret (Folio) est une mine.

On peut donner quelques incipit et demander au participant de poursuivre. Exemples de premières phrases empruntées à Jauffret :

Arrête de pleurer. Je ne te tuerai pas ce soir. …/…
J’ai escaladé la façade de l’immeuble comme une paroi rocheuse.
Vous demanderez à quelqu’un d’enlever les pitons, …/…

La ville dort, la ville rêve, la ville s’illumine soudain comme on se réveille en sursaut au milieu d’un cauchemar. La ville où vous êtes né, …/…

Samedi dernier, nous avons acheté en promotion un réfrigérateur assez grand pour …/…

J’ai l’habitude de quitter mon mari en pleine nuit. Quand il dort. …/…

Nous nous sommes rencontrés dans un attentat, alors que par hasard nous partagions le même wagon de métro …/…

- Sandrine, je n’ai pas à me plaindre de votre travail, mais de votre physique ».
Vous prétendez être coupable d’un crime. Mais vous n’avez plus aucune idée de qui est la victime.
Je suis né, il le fallait bien, et je n’ai rien pu faire pour m’empêcher d’atteindre l’âge de 41 ans d’où je vous parle aujourd’hui perché comme un pingouin sur un morceau de banquise.
(ad lib...)
On peut ajouter une contrainte (par exemple : n'écrire que 15 phrases... écrire entre 15 et 30 phrases, etc...).
On peut aussi inverser la proposition et demander aux participants d'écrire une liste de "premières phrases"... qui peuvent servir ensuite, à la manière d'un cadavre exquis, à d'autres participants, pour poursuivre...

Enfin, ce qui est, chez Jauffret, une phrase de début peut être proposée aux participants comme la phrase de conclusion de la nouvelle qu'on leur proposera d'écrire...

vendredi 12 juillet 2019

Ecrire en forêt

Merci aux 5ème du collège d'Avon de leur lettre de remerciement et de leur "haïku bonus" suite à la journée passée à Bourron-Marlotte, dans le cadre de ma résidence d'écriture, et de l'après-midi à la Mare aux Fées où nous avons écrit des haïkus :

"Mesdames, Messieurs,
Nous étions très heureux de vous rencontrer et de découvrir votre univers. Nous vous remercions infiniment d’avoir pris de votre temps pour nous apprendre toutes ces choses sur vos métiers. Vous avez réussi à partager avec nous votre passion.
Cela nous a fait plaisir d’être aussi bien accueillis. L’activité d’écriture dans le cadre naturel de la Mare aux fées nous a également beaucoup plu.

En espérant vous rencontrer de nouveau, nous vous remercions encore une fois.

Bien à vous."
La classe de 5e1 du Collège de La Vallée

Un dernier haïku :

Près de la Mare aux Fées,
Assaillis par nos souvenirs, 

Nous écoutons l’inspiration.

dimanche 9 juin 2019

ESPE

Les Ecoles Supérieures du Professorat et de l'Education forment les futurs enseignants des écoles primaires et secondaires.

Deux expériences significatives cette année : avec l'ESPE de Créteil, une rencontre à l'Astrolabe de Melun autour de la mise en voix, en son, en corps - de l'écriture pour la jeunesse. Certains étudiants ont travaillé notamment sur mon texte Il est interdit aux Poissons de grignoter les Pieds des Tortues (ed. D'Ici et d'AilleurS) et sa réalisation graphique et contée en kamishibaï.

A Dijon, à l'Université de Bourgogne, ce n'est pas moins de 10 intervenants (clown, marionnettes, danse, linogravure, photographie, théâtre, percussions...) qui ont sensibilisé les futurs enseignants du secondaire à leur discipline artistique.

Me concernant, nous avons envisagé ensemble les possibles pistes, avec une classe de collège ou de lycée, d'ateliers d'écriture, qu'on enseigne les lettres, ou une langue, ou la musique, les sciences physiques... Merci à Christian Duchange et à la Minoterie pour l'organisation impeccable de cette journée très dense, et enrichissante pour tout le monde.

mardi 30 avril 2019

En forêt

Dans le cadre de ma résidence à Bourron-Marlotte, en lisière de la forêt de Fontainebleau, quelques haïkus écrits par des usagers de la forêt, dans le cadre d'un atelier-rencontre au Café de la Paix de Bourron-Marlotte :

Aux gorges de Franchard
Le rossignol qui chante
Annonce le printemps

La Veuve Cromagnon -
Toutes ces couleurs mordorées
Comme dans un tableau !

Septembre en forêt
Le vent souffle légèrement
Ah ! Quel apaisement !

A la Mare-aux-Fées
Têtards et tritons qui dansent :
Ca m'amuse.

mercredi 3 avril 2019

En résidence à Bourron-Marlotte

Un temps d'immersion privilégié à la lisière de la forêt de Fontainebleau pour écrire une grande nouvelle (ou un petit roman), à destination du jeune public, sur la forêt.

L'occasion de rencontrer les usagers de la forêt, et aussi de proposer un programme d'action culturelle (ateliers, lectures publiques, spectacles, rencontres...).

Une résidence soutenue par le Conseil régional d'Ile-de-France à suivre sur le blog dédié.

vendredi 18 janvier 2019

Vu à la télé

Ce petit reportage sur les Scottish Women, durant la guerre de 14-18 à Royaumont, qui irrigue l'atelier d'écriture actuellement mené avec des adolescents de Chantilly : https://www.youtube.com/watch?v=DMKwr3p7U6E

samedi 12 janvier 2019

Rendez-vous au jardin

Avec la compagnie Cela Dit, un programme ambitieux d'éducation artistique et de sensibilisation à la création autour de la ville des Mureaux (78), pour écrire, jouer, représenter, créer - texte, musique, chant, percussions, théâtre... - autour de la thématique du jardin, avec le soutien de la communauté de communes Grand Paris Seine & Oise.

On rêve à un jardin idéal. On le fait comment ? On y trouve quoi ? Qu'est-ce qui s'y passe ? Qu'est-ce qui s'y joue, saison après saison ?

Une co-construction avec des jeunes de 7 à 77 ans. Un premier rendez-vous les 12 et 13 février à la Nacelle d'Aubergenville autour de mon texte Le Jardin (Il est interdit aux Poissons de grignoter les Pieds des Tortues), mis en scène et en musique...

Et le samedi 6 avril aux Mureaux (lieu et horaire à définir), spectacle de restitution de ces semaines placées sous le signe de la botanique. Toutes les infos à suivre au fur et à mesure sur mon site.

> Il est interdit aux Poissons de grignoter les Pieds des Tortues