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jeudi 28 mai 2026

Hackaton à Grenoble

C'est reparti pour une nouvelle édition du hackathon en littérature de jeunesse, à l'Université Grenoble-Alpes, en octobre 2026 !

Recherches, méthodes et actions en littérature de jeunesse. Pendant une semaine, les étudiant.e.s sont encadré.e.s par des praticiens et des chercheurs en littérature de jeunesse.

Présentation en vidéo des précédentes éditions : 


mardi 23 janvier 2024

A l'université

Double actualité universitaire cette année - à l'instar de l'année dernière - j'interviendrai à l'Ecole des Arts de la Sorbonne (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et en Etudes théâtrales à l'Université de Strasbourg, pour explorer la dramaturgie avec les étudiant.e.s, en aller-retour entre la table d'écriture et la scène de théâtre.

> Laurent Contamin

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mardi 25 octobre 2022

Perfectionnement à la littérature jeunesse et à sa médiation

Depuis quelques années, j'ai le plaisir de proposer une journée de formation centrée autour de l'écriture et de la médiation au livre jeunesse dans le cadre d'un module proposé par l'école du livre jeunesse.

Ces stages de perfectionnement peuvent permettre de mieux appréhender la médiation par l'atelier d'écriture, notamment auprès d'enfants et d'adolescents.

> en savoir plus

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dimanche 31 janvier 2021

Chantier Hopper

Avec les étudiants en CPES (Cycle Préparatoire Etudes Supérieures) Théâtre du Conservatoire de Saint-Germain en Laye, on s'interroge sur le processus d'écriture d'une pièce de théâtre...

Qu'est-ce qu'une pièce de théâtre, au fond ? Comment a évolué le texte de théâtre depuis la fameuse règle des trois unités du Grand Siècle, suivie des montées de sève révolutionnaires, et puis du romantisme, du naturalisme, du symbolisme, du théâtre de l'absurde de l'après-guerre, du renouveau dramaturgique des années 80, de l'éclatement des formes ces dernières années ? Qu'est-ce qui fait qu'un texte est un texte de théâtre ?

On s'est interrogé sur les personnages, les situations... On a été chercher des balises du côté d'Alain Knapp et de Michel Vinaver, on a lu et discuté autour de certaines de mes pièces (Lisolo, Hérodiade...), sur ce que ça ouvrait comme possibles, et puis on s'est lancé...

En guise de "pré-texte", l'univers d'Edward Hopper. Des monologues ont surgi.

De ces monologues, des personnages, et puis un lieu, une situation. Un synopsis. Un déroulé. Des dialogues. En quelques demi-journées, grâce à une remarquable capacité des étudiants à faire groupe, à jouer collectif, à accepter la règle du jeu en forme de palimpseste, une pièce a surgi.

Une pièce singulière, à la fois pièce-paysage et pièce-machine, dramatique et comique, ancrée dans l'actualité et la débordant largement.

Elle sera jouée par les élèves, dans une mise en scène d'Isabelle Mestre, le 17 avril, salle Jacques Tati, Saint-Germain en Laye.

> Laurent Contamin

mercredi 4 mai 2016

Au conservatoire de Clamart

Avec des élèves de cycles 2 et 3, encadrés par Pascale Cousteix : la main à la plume... écrire l'ébauche d'un monologue théâtral... Qui sera le prochain Jean-Luc Lagarce, la prochaine Denise Bonal ?


mardi 8 mars 2016

Suite (et presque fin) du Labo-Drama

... Suite à notre première rencontre de novembre (> en savoir plus), nous nous sommes revus, durant le dernier week-end de février, avec la dizaine de participants du Labo-Drama de Cherbourg, sous l'égide de la MJC et du festival Les Téméraires...

On a cogité, synthétisé, imaginé... construit, déconstruit... élagué, étoffé... afin de préciser quelques questions dramaturgiques fortes (la situation, les enjeux, le statut des personnages, pièce paysage/pièce machine, le contexte...).

On a commencé à imaginer un espace pour la pièce, un rythme, on s'est mis le texte en bouche, on l'a écouté sonner... On a remis l'oeuvre sur le métier pour le polir encore, l'affiner, l'ajuster, le préciser, le clarifier...

A l'arrivée, une très belle pièce d'environ 40 minutes, qui sera lue en public par les écrivants eux-mêmes, en mai prochain, lors du festival Les Téméraires. Prenez date !

Au-delà de ce "fruit" qu'aura donné cette série d'ateliers et de
rencontres autour de l'écriture dramatique, et la satisfaction d'avoir réussi à écrire à plusieurs (ce qui n'est jamais facile), c'est surtout le chemin que cela aura fait faire à chacun qui compte : qu'est-ce qu'une pièce de théâtre ? Qu'est-ce que ça veut dire, "faire théâtre" ? Quels sont les possibles et quelles sont les contraintes de l'écriture dramatique ? Et aussi : d'où viennent les idées ? comment avancer dans l'écriture ? comment favoriser l'inspiration ? où et comment chercher ?
> étape précédente (novembre)
> MJC Cherbourg

vendredi 23 octobre 2015

Labo-Drama à Cherbourg

Dans le cadre des "Téméraires toute l'année !", la MJC de Cherbourg-Octeville (50) propose, avec le soutien du Conseil Départemental de la Manche, un laboratoire dramaturgique que j'animerai en plusieurs temps, et qui consistera à apporter aux participant(e)s :

- une sensibilisation au théâtre contemporain et à ses modes d'écriture
- un atelier d'écriture de textes individuels
- un atelier dramaturgique collectif
- une lecture publique du texte théâtral collectif.

Les dates : 13-14-15 novembre 2015, puis 27-28 février 2016, puis 21-22 mai 2016.

Les tarifs : 35 / 45 euros

Infos et résas : MJC Cherbourg, centre@mjc-cherbourg.com, 02 33 53 31 72

mercredi 25 mars 2015

Entre ciel et terre à "Coup de pouce" !

De nouveaux haïkus ont été écrits par les participants de l'atelier d'écriture "Coup de pouce" à Valréas. En voici quelques-uns :


Sur les cols des hautes montagnes
Drapeaux et banderoles
Claquent au vent.
Jean-Pierre Guinard
L’obscurité vient :
Derrière la lune
Le soleil se cache !
Julie Moreno
Le père Hiver agonise
Son fils le Printemps
Va régner
Alain Squividant
Sur mon balcon au printemps
J’ai étendu ma serviette :
Je goûte la chaleur !
Anaïs Pidoux
Juin dans le jardin
Des oiseaux, des enfants
Qui piaille le plus ?
Laurent
Le ciel en furie
Crache des éclairs
Multicolores
Alain Squividant

vendredi 6 avril 2012

Vers où va le vert ?

Un atelier que j'ai mené au Théâtre Canter de Saint-Denis de la Réunion avec les compagnons du Théâtre du Grand Marché, en 2008 : merci à Cécile, Vaite, Marie, Auaco et Vincent (Fontano) qui ont écrit un très beau texte choral à partir de nos séances d'atelier, intitulé "Vers où va le vert ?", et qui commence ainsi :


VAITE : La lune apparaît
Les champs endormis
Se colorent de vert.

VINCENT : D’abord, il y a un champ de cannes immense et vert qui respire à chaque passage du vent. Puis il y a une rivière qui murmure. Il y a une route silencieuse car elle est seule. Et surplombant le tout, une vieille porte en bois qui grince. Une vieille porte en bois que l’on n’a pas eu le temps de peindre, ni de poncer, une vieille porte en bois qui regarde mais que l’on ne regarde pas. Derrière cette porte, il y a moi. C’est une porte à battants. Enfant, je me disais que ce nom devait lui venir du bruit sourd et sec qu’elle faisait en se cognant au vent. Le bruit d’une claque rapide et violente. Du genre que l’on donne aux gens trop curieux. Trop curieux de voir ce qu’il y a après cette porte-là, après cette porte il y a moi. Derrière ma porte, je regarde la nuit habiller le monde. Le champ de cannes s’essouffle et la rivière semble vouloir parler. Je ferme la porte. Pas de serrures, pas de clefs, pas de cadenas qui protège l’entrée. Juste un bout de bois. Un bout de bois allongé : le battant. Il maintient les deux volets. Au pied de ma porte, des mites invisibles ont fait festin ; elles l’ont rongée, ma porte. Si bien qu’en étant attentif, on voit la lune laisser traîner sa main. Là, allongé sur mon lit, je surveille la lune. Plutôt les ombres qu’elle dessine. Savent-elles que je suis là ? Je ne les entends pas marcher mais je les vois, les ombres traversent la lumière lunaire ; au pied de ma porte, assis en tailleur, je ne dors pas, j’attends. Si elles essaient d’entrer, je sais que ma porte ne se donnera pas, pas comme ça. C’est une porte battante, elle se battra, elle me défendra, elle sait qu’après elle il y a moi.

VAITE
La porte d’entrée de la maison de mes grands-parents le jour où mon oncle est rentré déguisé en Père Noël / la porte d’entrée de la chambre funéraire /  la porte des vestiaires à la piscine l’été / mon père derrière la porte de la maison /  les portes cassées de mon frère /  la porte de la voiture qui claque sur les doigts /  la porte du train qui se ferme /   la porte du train qui s’ouvre / la porte du lycée où je me suis appuyée...

.../...

> Laurent Contamin